A l’origine de l’accent circonflexe

  Notre cher Boghos rentre de vacances et croyez-le ou non, il est épuisé. Pourtant, rien que pour vous mesdames, il veut bien vous conter l’histoire de l’accent circonflexe. Bon, en vérité, il ne va pas vous faire une leçon de linguistique, ça prendrait des heures et l’article de wikipedia en parlant est extrêmement bien fait. Mais il peut vous expliquer que l’accent circonflexe a été utilisé pour plusieurs choses (entre autres). Par exemple, certains anciens mots français utilisaient deux voyelles à la suite pour insister sur la prononciation de voyelles longues (aage est devenu âge, baailler est devenu bâiller et saoul est devenu soûl, même si les deux écritures sont toujours acceptées aujourd’hui). Aujourd’hui encore, l’accent circonflexe sert souvent à appuyer sur une voyelle. Dans d’autres cas, l’accent vient signaler la perte d’un « s » devenu muet : la forêt s’écrivait forest, d’où le forestier, l’hospital, l’isle, la coste, etc… Et puis parfois, ce fameux petit chapeau a été utilisé pour différencier des mots à l’écriture identique mais aux sens différent : sûr/sur, mûr/mur, dû/du, etc… Voilà, un bref aperçu de la naissance de notre ami pointu que l’on ne sait jamais trop où ni comment placer et qu’on a…

Et vous, vous allez où pour ces vacances ?

Alors, vous allez où ? Vous allez AUX États-Unis ? AU Sénégal? EN Antarctique ? Petite règle très simple (on est en vacances, on se fait pas mal au cerveau !) pour ne pas se tromper (généralement, on ne se trompe pas, mais sait-on jamais). On choisit AUX quand il s’agit d’un pays au pluriel (Pays-Bas, États-Unis, …) On choisit AU lorsqu’il s’agit d’un pays « masculin » (oui, les pays ont un genre) On choisit EN lorsqu’il s’agit d’un pays « féminin » ou d’un pays « masculin » qui commence par une voyelle (ex : Iran) Notez que tous les pays qui terminent pas un « e » sont féminins, excepté quatre pays : le Cambodge, le Mexique, le Mozambique, le Zimbabwe   Alors, vous allez où, vous, pour ces vacances ?

La minute littéraire du professeur Boghos

Ce soir, Jason va vous apprendre un mot que vous ne connaissez peut-être pas. Il est fort, ce Jason 🙂 Il s’agit d’un aptonyme. Pas un antonyme, un aptonyme. Ce mot est un néologisme québécois créé à partir de « apte » et « onyme » (qui veut dire le nom). C’est tout simplement un nom de famille ou un prénom qui est particulièrement bien adapté à la personne qui le porte, de part son rôle ou sa fonction. Ainsi, il y a les très célèbres frères Lumière et leurs inventions dans le domaine du cinéma, Edith Cresson, ministre de l’agriculture, Thierry Le Luron, Henri Poincaré, etc… On en connait tous un, ou alors on a croisé son nom sur une devanture de boutique. De M. Boudin, boucher-charcutier, à Mme Taret, la psychiatre. On peut aussi appeler aptonymes des noms de personnages de Fiction qui se rapporte directement à leur rôle au sein de l’histoire. Il y aurait énormément d’exemples, ne serait-ce que les noms de super-héros directement liés à leur pouvoir, au cas où on aurait pas bien compris (ce n’est pas Slipman, mais bien Superman, ne pas confondre !). Mais je me limiterai à évoquer ici une de mes séries fantastiques préférées,…

Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°4

Ce soir, nous allons parler des tirets cadratins.   Mais oui, les fameux tirets cadratins. Quoi, vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Alors, à nouveau, je vous invite à faire un tour sur wikipédia. Ou tout simplement à observer : « – » : ceci est un tiret court (souvent pour un trait d’union ou le signe « moins ») « — » : ceci est un tiret long ou tiret cadratin   Dans l’écriture, on les utilise quasi uniquement pour les dialogues. Oui, parce qu’un dialogue devrait toujours utiliser des tirets cadratins plutôt que des tirets courts. — Salut Boghos ! — Bonjour mademoiselle, avez-vous besoin de quelque chose ? — Oh oui ! Oui ! Vous ne pouvez pas imaginer… Bon, voilà, comme ça. Pas avec des tirets courts. C’est une histoire de convention, de tradition, et puis c’est bien plus agréable à lire (de mon point de vue). Mais ! Et oui, il y a un mais. Le souci c’est que le tiret cadratin n’apparaît pas sur nos claviers (je vous laisse vérifier… c’est bon ? convaincus ?). Du coup, c’est un peu galère. Il y a bien des raccourcis clavier, mais je vais vous proposer une astuce que j’utilise tout le…

La clef du plaisir

Allez, pour finir la semaine en toute simplicité (ou le début de semaine, ça dépend comment on voit les choses), je vous parle de clef ! Ou de clé. Et oui, parce qu’il y a deux manières d’écrire ce mot, les deux mots voulant dire exactement la même chose (je ne vous ferai pas l’offense de vous donner une définition). Alors, pourquoi cette différence ? En fait, il semblerait simplement qu’il y a fort fort longtemps le pluriel de clef (donc clefs) était juste pénible à écrire, donc on a fini par retirer le f au pluriel, puis par habitude au singulier aussi, d’où la clef ou la clé. Mais bon, il faut savoir qu’il n’y a strictement aucune différence de sens et que les deux versions sont admises. Bon voilà, je vous laisse avec le professeur du jour, qui a sûrement les clefs du paradis 😉

Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°3

Bonsoir, Aujourd’hui, une astuce comme Jason : une astuce de professionnel 🙂 On a vu la dernière fois l’utilité du bouton  » ¶  » et en particulier il permet d’afficher correctement les espaces insécables. Vous allez me dire : mais qu’est-ce qu’une espace insécable ? (non ?) Alors déjà, vous avez remarqué qu’espace était féminin n’est-ce pas ? Bon, ensuite, la définition wikipédia : Une espace insécable est un signe typographique numérique consistant en une espace que l’on intercale entre deux mots (ou un mot et une ponctuation) qui ne doivent pas être séparés en fin de ligne. L’espace insécable permet d’éviter qu’un mot, un ensemble de mots, un nombre, une date1 ou une ponctuation soient rejetés et isolés au début de la ligne suivante lorsque cela nuirait à la fluidité de la lecture. Ainsi, certains mots ou certaines ponctuations seront plus facilement lisibles si ils ne sont pas renvoyés à la ligne. Imaginez une phrase avec un « ! » qui se trouve renvoyé sur la ligne suivante, la lecture en serait moins fluide et désagréable. C’est pour cela que la plupart du temps, les traitements de texte vont rajouter automatiquement une espace insécable juste avant un point d’exclamation (et les deux…

Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°2

Alors aujourd’hui, c’est une astuce plus technique que je vais vous proposer. Tout simplement : écrire en affichant les symboles normalement masqués. Vous savez, ce bouton, dont vous ne savez (saviez) jamais trop à quoi il sert :          En fait, il est super utile. Il permet, entre autres, d’afficher plein d’informations que vous n’auriez pas d’ordinaire et qui sont pourtant très utiles. Ainsi, les tabulation, les espaces, les sauts de ligne, les espaces insécables, etc…           D’ailleurs, je reviendrai dans un prochain article sur les espaces insécables, elles sont super importantes dans la mise en forme de votre manuscrit. Oui, parce que là il ne s’agit que de mise en forme, mais je peux vous dire que quand vous galérer pendant des heures à placer les bons sauts de pages (pages impaires, pages paires, etc…), vous êtes bien contents de pouvoir afficher les petits symboles cachés qui créent l’architecture de votre texte. Ça peut sembler un peu barbare, un peu moche, mais rassurez-vous, ça ne sera pas affiché lors de l’impression, c’est uniquement pour vous aider lors de l’écriture. Alors n’hésitez pas, cliquez sur ce bouton ! (et sur ce lien ci-dessous…

Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°1

Les astuces littéraires se faisant de plus en plus rares, le professeur a eu envie de débuter une nouvelle rubrique. En effet, désireux de partager avec les lecteurs mais aussi les auteurs, il se propose de donner quelques astuces d’écriture. Attention, comprenez bien, il ne s’agit pas ici de donner des astuces sur la manière d’écrire (le style, le scénario, tout ça), il en est bien incapable. Ce ne sera pas non plus des astuces sur des règles de français incongrues ou étonnantes, ce qu’il fait par ailleurs avec les minutes littéraires. Non, il s’agit de donner quelques astuces vraiment pratiques d’utilisation d’un éditeur, de mise en page, de publication, d’utilisation de plateforme, etc… Il ne prétend pas avoir la science infuse sur le sujet, mais ce qu’il a appris mérite probablement d’être partagé. Et puis, si en retour, il peut recevoir des astuces de ses collègues, ce sera avec plaisir 🙂 Alors, c’est parti, on commence doucement !   Astuce n°1 : Sauvegardez votre projet le plus souvent possible ! Ouais, ça a l’air con à dire comme ça, mais c’est absolument obligatoire. On sauvegarde (CTRL + s dans la plupart des logiciels) et on fait des copies (sur…

Un ou une après-midi ?

« Le professeur Boghos s’est promené à moitié nu toute cette après-midi ! Il en profite un peu, car la veille il avait passé un mauvais après-midi. » Oui, vous avez noté une petite étrangeté. Il doit y avoir une erreur, non ? Un coup « après-midi » est au masculin, un coup au féminin. Et pourtant ! Aucune erreur ici, ce mot est androgyne, à savoir qu’il accepte les deux genres. À vrai dire, il y a une petite subtilité : on utilisera plutôt la forme féminine quand on veut insister sur la durée (ou juste faire le malin dans un repas de famille, à vous de voir !), tandis que la version masculine quand on entend l’après-midi comme un moment précis et ponctuel. C’est un peu la même différence qu’entre « matin » et « matinée » ou entre « soir » et « soirée ». Notez, quand même, que l’Académie Française préfère l’utilisation du masculin, mais bon, je serais désobligeant si je disais qu’ils ont une certaine habitude à préférer le masculin au féminin quand il s’agit de trancher…

Malgré sans queue

On me l’a soufflé avec pertinence, voici une toute petite leçon sur une erreur fréquemment croisée : On n’écrit pas « Malgré que ». Non, on ne l’écrit pas ! On ne dit pas « malgré que je ne sois pas très habillé, je sais rester digne », on écrira plutôt « Bien que je ne sois pas très habillé ». Choisissez quoique et bien que, mais pas malgré que. Par contre, on pourra écrire « malgré » seul, comme par exemple : « malgré le dicton sur le mois d’avril, j’aime bien me découvrir de plus d’un fil ». Là, ça va !   Alors, évidemment, ça ne serait pas drôle s’il n’y avait pas une exception ! On a le droit d’écrire « Malgré que j’en aie » ou « Malgré qu’il en ait », c’est la seule exception. Mais bon, là encore, « Bien que j’en aie » marchera aussi bien.   Sur ce, n’oubliez pas de me soutenir sur Tipeee si vous voulez davantage de contenu !  

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