À bicyclette !

Comment allez-vous, mesdemoiselles ? Aujourd’hui, un classique ! Ce matin, le professeur Boghos est venu en vélo ou à vélo ? (pectoraux à l’air, poursuivi par une meute de fans en folie !) Alors, pour une fois, la règles est simple : si on voyage dans le moyen de transport, c’est « en », si on voyage dessus, c’est « à ». Donc ici, il est forcément venu à vélo et pourra repartir en bus, en métro ou à pied, à trottinette ! Seul cas déroutant : les skis. À priori, pas de préférence, puisque selon les interprétations, on est soit « sur les skis », soit « dans les skis » (on dit chausser des skis). Et lui, vous aimeriez le voir « en » levrette ou « à » quatre pattes ? (photo : Willy Monfret25)

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Et les difficultés se sont succédé…

Le professeur est en un patraque ce matin, alors il s’est bien couvert. Une petite règle délicate pour aujourd’hui : l’accord des verbes pronominaux sans complément d’objet direct. Prenons « se succéder » par exemple. On écrira « Les reines se sont succédé » et non « Les reines se sont succédées ». En effet, elles se sont succédé « à » elles-mêmes, se est complément d’objet indirect, il n’y a pas de complément d’objet direct, donc il n’y a pas accord. Contrairement à « Les reines se sont regardées », puisqu’ici « se » est complément d’objet direct (les reines regardent les autres reines). Ainsi, les verbes pronominaux qui ne peuvent pas avoir de COD ont leur participe passé invariable. C’est ainsi le cas de se plaire, se nuire, se mentir, se suffire, etc… (photo : Nikolaj Coster-Waldau, Jaime Lannister dans Game of Thrones)

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Que faites-vous tous les mardi de chaque semaine ?

Bonjour à toutes ! « Même si vous attendez avec impatience les vendredi de chaque semaine pour partir en weekend, nos leçons permettent de patienter agréablement. » « Pour sa part, tous les samedis, le professeur Boghos a rendez-vous avec Adèle. » Que remarquez-vous dans ces deux propositions ? « les vendredi » « les samedis ». Parce qu’il y a une petite subtilité. En règle générale, on met un « s » à la fin des jours au pluriel, sauf… quand on parle d’un seul jour. Je m’explique : « les vendredi de chaque semaine » est équivalent à « le vendredi de chaque semaine », il n’y a qu’un vendredi chaque semaine. Il faut regarder dans quelle période de temps on compte le nombre des jours cités. Donc je récapitule. On écrit : – Tous les mardis, tous les dimanches – Les premiers lundi de chaque mois – Tous les vendredi de chaque semaine – Les premier et troisième mercredis du mois (il n’y a qu’un premier mercredi et qu’un troisième mercredi du mois, mais cela fait bien deux mercredis) Simple, n’est-ce pas ?

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Bien le bonjour, gentes demoiselles !

On va être un peu complexe aujourd’hui. On va parler des « gens ». Oui, parce que ce mot est particulièrement délicat à utiliser, dès lors qu’on veut le qualifier. Est-il féminin ? Masculin ? La règle est celle-ci : le mot « gens » est masculin sauf quand il est immédiatement précédé d’un adjectif ou d’un participe passé à forme féminine distincte (ex : bonnes/bons) et qu’il n’a pas de complément de nom. Ce n’est pas clair, hein ? Alors voici quelques exemples : « Des gens bons » mais « De bonnes gens » « J’aime rendre heureux les gens que je croise » mais « D’heureuses gens » Et ça peut être pire, quand dans la même phrase on a différent cas : « Les bonnes gens sont souvent généreux » ! Si si ! Vous trouvez ça compliqué ? Alors pensez à utiliser plutôt « personnes », c’est bien plus simple !

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Jusqu’où iriez-vous pour moi ?

Jusque / Jusqu’à   « Jusque » s’élide devant une voyelle (« Je travaille jusqu’assez tard chaque soir », « Il patiente jusqu’à vendredi »), mais garde son « e » quand il est suivi d’une préposition commençant par une consonne (« dans », « vers », « chez »…) ou par un adverbe modifiant un adverbe de temps ou de lieu. Exemple : « Jusque très tard » (photo directement piquée sur le pinterest de Battista Tarantini)

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Après qu’il vous a ensorcelé

28″Préférez-vous Robert avant qu’il ne soit devenu célèbre ou après qu’il a enfilé son costume de métal ? » Il y a un truc qui cloche dans cette phrase, non ? Voyons, professeur, on écrit « après qu’il ait enfilé » (qui ?) ! Malheureusement pour vous, professeur Boghos ne se trompe jamais ! Contrairement à « avant que », « après que » n »implique pas de notion d’éventualité mais bien un fait accompli. Le subjonctif n’est donc pas recommandé mais bel et bien l’indicatif. Alors oui, c’est moche à l’oreille, mais c’est la manière la plus correcte de l’écrire. Bon, si vous faites un essai sous word, vous verrez que… ben qu’il n’en a rien à battre ! Il accepte les deux écritures. Et il est vrai que personne ne vous tiendra rigueur si vous privilégiez la sonorité à l’orthodoxie grammaticale, à part peut-être l’Académie française. Pour celles qui liront jusqu’au bout, quand même (dur hein ?), je tiens à préciser que ces petits intermèdes m’ont donné l’idée d’écrire un nouveau texte, peut-être un roman…

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Les mots hermaphrodites

Saviez-vous que dans la langue française, il existe des mots dont le genre varie avec le nombre ? Il s’agit de trois mots : délices, orgues et amours. Ils sont au masculin au singulier et au féminin au pluriel, des mots hermaphrodites en quelque sorte. Ainsi, on écrira : « Admirez les charnelles délices du noble et vaillant corps musculeux, Incitant à un terrible amour, enivrant et oublieux. Notez bien, ô langoureux délice, que sous la toile tendue se cache un instrument Qui a joué la partition de nombreuses amours, tel un orgue entêtant. »

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