Il y a un temps pour tout

Bonjour à tou·te·s, Oui, ça faisait un moment que vous n’aviez plus de nouvelles du professeur. Il est toujours là, ne vous inquiétez pas. Et il vous donnera bientôt quelques informations (et explications) quant à son manque d’implication par ici. En attendant, il ne peut pas résister à vous donner une petite leçon (oui, vous aimez ça, avouez ! Lui aussi d’ailleurs…).       Une confusion classique et toute bête qui ne devrait pas poser de problème : Comment ne pas se tromper entre « tout » et « tous » ? Quand on entend le « s » final, c’est facile, « tous » prend alors le sens de « tout le monde » et prend toujours un « s ». Quand on ne l’entend pas, un rappel :     Tous (avec un « s ») quand il est suivi d’un pluriel : Tous les hommes sont jaloux de lui Tout (avec un « t ») lorsqu’il est suivi d’un singulier ou d’un verbe : Il n’est pas tout le temps disponible. Il passe son temps à tout expliquer deux fois.   Attention, quand « tout » est utilisé dans le sens de « extrêmement », « totalement » ou « entièrement », c’est un adverbe qui reste invariable : À côté de lui, ils paraissent tout chétifs Facile, non ? Et…

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A l’origine de l’accent circonflexe

  Notre cher Boghos rentre de vacances et croyez-le ou non, il est épuisé. Pourtant, rien que pour vous mesdames, il veut bien vous conter l’histoire de l’accent circonflexe. Bon, en vérité, il ne va pas vous faire une leçon de linguistique, ça prendrait des heures et l’article de wikipedia en parlant est extrêmement bien fait. Mais il peut vous expliquer que l’accent circonflexe a été utilisé pour plusieurs choses (entre autres). Par exemple, certains anciens mots français utilisaient deux voyelles à la suite pour insister sur la prononciation de voyelles longues (aage est devenu âge, baailler est devenu bâiller et saoul est devenu soûl, même si les deux écritures sont toujours acceptées aujourd’hui). Aujourd’hui encore, l’accent circonflexe sert souvent à appuyer sur une voyelle. Dans d’autres cas, l’accent vient signaler la perte d’un « s » devenu muet : la forêt s’écrivait forest, d’où le forestier, l’hospital, l’isle, la coste, etc… Et puis parfois, ce fameux petit chapeau a été utilisé pour différencier des mots à l’écriture identique mais aux sens différent : sûr/sur, mûr/mur, dû/du, etc… Voilà, un bref aperçu de la naissance de notre ami pointu que l’on ne sait jamais trop où ni comment placer et qu’on a…

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La clef du plaisir

Allez, pour finir la semaine en toute simplicité (ou le début de semaine, ça dépend comment on voit les choses), je vous parle de clef ! Ou de clé. Et oui, parce qu’il y a deux manières d’écrire ce mot, les deux mots voulant dire exactement la même chose (je ne vous ferai pas l’offense de vous donner une définition). Alors, pourquoi cette différence ? En fait, il semblerait simplement qu’il y a fort fort longtemps le pluriel de clef (donc clefs) était juste pénible à écrire, donc on a fini par retirer le f au pluriel, puis par habitude au singulier aussi, d’où la clef ou la clé. Mais bon, il faut savoir qu’il n’y a strictement aucune différence de sens et que les deux versions sont admises. Bon voilà, je vous laisse avec le professeur du jour, qui a sûrement les clefs du paradis 😉

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Malgré sans queue

On me l’a soufflé avec pertinence, voici une toute petite leçon sur une erreur fréquemment croisée : On n’écrit pas « Malgré que ». Non, on ne l’écrit pas ! On ne dit pas « malgré que je ne sois pas très habillé, je sais rester digne », on écrira plutôt « Bien que je ne sois pas très habillé ». Choisissez quoique et bien que, mais pas malgré que. Par contre, on pourra écrire « malgré » seul, comme par exemple : « malgré le dicton sur le mois d’avril, j’aime bien me découvrir de plus d’un fil ». Là, ça va !   Alors, évidemment, ça ne serait pas drôle s’il n’y avait pas une exception ! On a le droit d’écrire « Malgré que j’en aie » ou « Malgré qu’il en ait », c’est la seule exception. Mais bon, là encore, « Bien que j’en aie » marchera aussi bien.   Sur ce, n’oubliez pas de me soutenir sur Tipeee si vous voulez davantage de contenu !  

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Après qu’il est revenu

Aujourd’hui, après quelques jours de vacances, le professeur revient avec une petite subtilité de la langue française. Vous savez tous qu’après « bien que », « avant que »,… nous devons mettre le subjonctif pour indiquer l’incertitude. Ainsi, il faut dire : Bien qu’il soit âgé, je le croquerais bien. Il faut l’attraper avant qu’il n’ait pris sa retraite. Mais évidemment, il y a une exception notable (et très désagréable à l’entendre, il faut bien l’avouer) : « Après que » est suivi d’un verbe à l’indicatif ! C’est horrible, c’est bizarre, ça parait contre-intuitif, mais c’est pourtant bien la règle. On dira « Je me tape une lombalgie après que je suis revenu d’Italie » (oui, ça fait mal !). L’explication, c’est qu’il n’y a pas d’incertitude, que l’élément suivant le « après que » est certain puisque passé. Bon, sur ce, il va falloir que je me remette à écrire, si j’arrive à rester à mon bureau plus de dix minutes sans souffrir le martyr. Bonne journée, et n’oubliez pas mon tipeee les amis !

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Le bon tour de langue

Allez, le salon du livre est terminé, il faut reprendre les bonnes habitudes. Le professeur est là aujourd’hui, à moitié nu, pour vous convaincre de bien utiliser votre langue ! Il arrive que certains mots soient mal prononcés, il est temps de rectifier cela. Voici une liste courte (il y aura d’autres leçons) de mots souvent écorchés, ainsi que leur prononciation : Abasourdir : le « s » se prononce z [abazourdir] Almanach : le « ch » final ne se prononce pas, on dira donc [almana] Damner : on ne prononce pas le « m », donc [dané] Désuet : il faut dire [déssué] et non pas [dézué] Etc : ça se prononce [etsétéra] et pas [eksétéra] Interpeller : il faut préférer [interpèlé] à [interpelé] Juin : [ju-in] et pas [jou-in] Poêle : [poil] et non [pwèl] Sourcil : il faut dire [sourci] et ne pas prononcer le « l » final   Alors, prononciez-vous tout bien ? 🙂

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Le déroulé des épaules

Ce soir, une petite confusion, ou plutôt une erreur que l’on peut être tenté de commettre si l’on n’y prête pas attention. Il s’agit du nom « déroulé ». On ne dira pas « Commentons le déroulé de la soirée avec le professeur Boghos », mais on parlera de son déroulement. Certains verbes peuvent avoir deux dérivations, l’une au substantif pour évoquer l’action, l’autre au participe passé pour parler du résultat de l’action. Par exemple : l’abrègement (pour l’action d’abréger) et l’abrégé (pour le résultat de l’abrègement). Ce n’est pas le cas pour dérouler, qui n’accepte qu’une seule dérivation pour les deux significations : déroulement. On dira donc : Le cours s’est déroulé dans un silence quasi religieux, les étudiantes n’avaient d’yeux que pour son torse velu Je suis vraiment déçue de n’avoir pas pu assister au déroulement de cette séance de travaux pratiques   Allez, roulez jeunesse !    

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Quelques coups de pouce

Aujourd’hui, il s’agit simplement de ne plus se planter entre les expressions homonymes suivantes : quelque, quelques, quel que, quelle que.   Quelque, s’il est utilisé en tant que déterminant adjectif, il s’accorde tout simplement. Il veut dire « plusieurs » ou « peu ». Exemple : « Il lui reste quelques belles années ». Ou dans l’expression « Quelque chose ».   Quelque, s’il est utilisé en tant qu’adverbe, est invariable. Il signifie « environ ». Exemple : « Ce professeur est âgé de quelque trente ans ». Donc si vous pouvez remplacer « quelque » par « environ », rappelez-vous que c’est invariable.   Quel que et Quelle que : cette forme ne peut être utilisée qu’avec le verbe « être » (accordé au temps qu’il vous plaira), contrairement à Quelque et Quelques qui ne peuvent pas être suivis d’un verbe. On écrira ainsi : « Quel que soit son âge, j’en ferais bien mon casse-croûte » ou « Quelle que soit sa taille, ça rentrera… »   En espérant avoir donné quelques pistes pour ne plus se tromper 😉 Pour me soutenir, c’est toujours ici :  

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Au menu : les préliminaires

Connaissez-vous la différence entre les termes « préliminaire » et « liminaire » ? D’ailleurs, vous ne connaissiez peut-être pas « liminaire », tant son utilisation est restreinte. « Liminaire » est un adjectif qui se rapporte à quelque chose se trouvant au début d’un livre, d’un poème, d’un débat, d’un discours, etc… On parlera ainsi d’un prologue, d’une remarque ou d’une annotation liminaire. Et donc par déduction, « préliminaire » se rapporte à tout ce qui se passe avant. La préparation d’une réunion, les éclaircissements avant un débat, etc… Bon, par contre, je ne vous fais pas l’affront de vous expliquer ce que sont les préliminaires. Il suffit que vous regardiez du côté du Boghos du jour pour avoir envie d’apprendre avec lui 😉        

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Le professeur sort les griffes

Ce soir, Wolverine est en pétard ! Sous ses airs de chérubin, il peut mordre, faites attention ! Une leçon simple, évidente, mais qui pourtant doit être l’erreur la plus répandue sur les réseaux sociaux : sa / ça / çà Arggggggh ! Ce n’est quand même pas compliqué. Quand vous pouvez le remplacer par « cela », c’est que la bonne orthographe est « ça », alors que quand vous pouvez le remplacer par « la sienne », c’est que c’est « sa ». Et ça (cela) n’a rien à voir ! Aucun rapport entre les deux écritures ! Au final, chacun sa méthode pour s’en souvenir (la sienne), tant que vous ne faites plus cette faute horrible ! Bon, et pour le çà, c’est un adverbe de lieu assez usité, que l’on ne retrouve plus guère que dans les expressions « çà et là » ou « ah çà ! » (pour désigner la surprise ou l’indignation). Bon, ça sera tout pour ce soir, le professeur retourne à sa sieste.

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