Winter is coming

Et quand le winter est coming, il faut se mettre au chaud. Parenthèse explicative :  « Winter is coming », cela veut dire « l’hiver vient », référence à la célèbre réplique de la non moins célèbre Maison Stark. Bon, en vrai, l’hiver est déjà là, mais je pourrais dire que vous chipotez, parce que j’en ai envie. Sur ce, je ferme la parenthèse. Ah si, attendez, quand même, si vous ne connaissez pas la Maison Stark, ça veut dire que vous ne connaissez pas Game of Thrones, et encore moins le Trône de fer (puisque c’est la même chose), et c’est une honte, bouhhhh !!! Voilà ! Bon, que disais-je ? Pour se mettre au chaud, le boghos du jour se laisse pousser la barbe, solution intéressante s’il n’avait pas la vilaine habitude de se balader à poil. Un poil incohérent ! (un poil, zavez-vu ? Un poil, pffff, barbe, poil… non ?). Et les animaux, style la marmotte, l’ours, le hérisson… ils font quoi ? Ils hivernent, voyons ! Hein ? Non ? Quoi ? Non, ces bestioles là hibernent ! Avec un « b ». Hiberner, c’est subir un changement physiologique profond qui ralentit à l’extrême toutes les fonctions vitales. On se met…

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Entre fatigue et ennui

Comment allez-vous ? Ça fait un petit moment que le professeur ne vous a pas proposé de leçon, n’est-ce pas ? Alors ce soir, petite leçon simple mais utile. Histoire de ne plus faire l’erreur (je la fais moi-même souvent) entre fatigant et fatiguant d’une part, et entre ennuyeux et ennuyant d’autre part.   Fatiguant/Fatigant Fatiguant, c’est le participe présent du verbe fatiguer, il est invariable. Fatigant, c’est l’adjectif verbal, qui s’accorde donc en genre et en nombre. C’est donc là un moyen simple de savoir si on doit mettre le « u » ou pas : il suffit de passer le sujet au féminin. On peut aussi tester un autre adjectif à la place du mot. Exemples : C’est fatigant de travailler (on peut remplacer par « éreintant » par exemple, donc c’est l’adjectif sans « u ») C’est en se fatiguant à la tâche qu’elle a réussi (on ne peut pas écrire « c’est en se éreintant à la tâche… », donc c’est le participe présent invariable, avec « u ») Cette règle marche aussi avec « extravagant/extravaguant », « fringant/fringuant », « navigant/naviguant ».   Ennuyeux/Ennuyant Là, c’est un peu plus simple, puisque si on voulait être tout à fait rigoureux, l’Académie Française considère l’adjectif ennuyant comme vieilli et que l’on pourra utiliser ennuyeux dans…

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Erreurs fréquentes ? Le professeur est là

Aujourd’hui, j’aimerais m’attarder sur quelques erreurs fréquentes à l’écrit comme à l’oral. Ces erreurs sont très très fréquentes. Non, en fait, elles sont TROP FRÉQUENTES ! Il s’agit de « tort/tord » et « quand/quant ». On n’écrit pas « tu as tord » mais bien « tu as tort » !!! Je crois que c’est une des fautes les plus lues sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas si c’est un concours, ou si certains essaient de faire changer le mot en utilisant un drôle de forcing, mais c’est fatigant… « Tord » avec un d, c’est pour le verbe, tordre. Je tords, tu tords, il tord, … Moyen mnémotechnique : « tu as tort et le tort tue » (et non le tordu, ça ne veut rien dire !). On n’écrit pas non plus « quand à moi, je préfère éviter d’entrer dans ces considérations métaphysico-balistique ». Quand est utilisé pour signaler un moment, un instant, ou pour poser une question temporelle. Quand vous voulez utiliser la locution « en ce qui me concerne », c’est quant. C’est un joli mot en plus, essayez de faire attention. Surtout qu’à l’oreille, ça s’entend, on dit « kantamoua » et non « kandamoua ». Bon, voilà, j’en avais d’autres sous le pied, mais je vais les garder sous le coude…

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Il ne faut pas confondre…

Une petite rubrique assez classique mais qui n’est jamais inutile. Il ne faut donc pas confondre : Agonir (injurier, insulter) et Agoniser (être à l’agonie, crever en somme) Conjecture (hypothèse) et Conjoncture (situation née d’une conjonction de circonstances) Éruption (jaillissement) et Irruption (entrée fracassante) Habileté (adresse, agilité) et Habilité (autorisé) Méritant (estimable, en parlant d’une personne) et Méritoire (estimable, en parlant de faits) Percepteur (celui qui vous réclame vos sous) et Précepteur (professeur), ça n’a vraiment rien à voir Prodige (exceptionnel) et Prodigue (dépensier) Vénéneux (les végétaux qui ont du poison) et Venimeux (les animaux qui ont du venin) Il n’y a parfois que de subtils nuances, mais elles sont toujours importantes !

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Il n’y a aucun (‘s’ à) souci !

Une petite leçon très simple aujourd’hui. En grande partie parce que je suis le premier à faire cette erreur, et fréquemment. On écrit « Aucun souci » ou « Pas de souci » et non « Aucun soucis » ou « Pas de soucis« . Aucun veut dire zéro, donc moins de un (quelle logique ce matin !), donc aucune raison (j’applique) d’utiliser le pluriel. De manière générale, la règle est qu’avec aucun on utilise toujours le singulier. Voilà, c’était la leçon du jour, bon ben je retourne aux aventures de Simon… 😉 Ah, oui, notez quand même que l’on peut parfois écrire « aucuns » ou « aucunes » au pluriel dans plusieurs cas : Quand le nom qu’il détermine ne peut s’employer qu’au pluriel (« aucuns frais », « aucunes funérailles »). Quand « aucun » est utilisé en tant que pronom et non en tant qu’adjectif : « D’aucuns nous dirons que cela complique un peu la leçon du jour, soit ! »

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Donnons libre cours à ce court cours

Cours ou court ?   Comme j’ai un peu de temps aujourd’hui, j’en profite pour écrire une nouvelle leçon. Comment ne pas confondre ces deux homophones ? Leur sens est souvent contraire, donc c’est assez simple de faire la différence : « cours » est un substantif masculin dérivé du verbe courir et exprime une idée d’écoulement, de progression, de mouvement continu, tandis que « court » vient du latin curtus   (« écourté, tronqué ; incomplet, mince, insuffisant ») et exprime quelque chose de petit, en longueur ou en durée. Ainsi, on écrira : « Avoir cours » ou « donner libre cours » puisqu’il y a une notion de durée, d’écoulement « Etre à court de » ou « faire court » ou « tourner court » ou « être pris de court » pour noter le manque, l’arrivée rapide de la fin, l’étroitesse de la marge de manœuvre À noter que dans l’expression « À court de », le nom qui suit se met au singulier ou au pluriel en fonction du sens : « à court d’idées » mais « à court d’argent ».  

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Le pluriel des nombres

Vingt cent mille ânes dans un près…   Bon, ça fait un moment que le professeur n’avait pas donné de cours. Alors aujourd’hui, pour se rattraper, il va aborder un point un peu délicat et sujet à de nombreuses erreurs. Ce qu’il faut retenir : tous les nombres sont invariables en nombre !! Exemples : huit heures, neuf mille quarante années, les quatre points cardinaux, etc…   Evidemment, comme en France on adore les exceptions, il y en a quelques-unes 🙂 Vingt et Cent prennent un « s » lorsqu’ils sont précédés d’un nombre (supérieur à deux) et qu’ils ne sont pas suivis directement d’un adjectif numéral. Prenons quelques exemples pour être bien clair : Elle a été construite en trois cents ans ou trois cent dix ans ? Il travaille ici depuis quatre-vingt-sept jours. Non, il travaille ici depuis seulement quatre-vingts jours. Exceptions à l’exception (ça ne serait pas drôle sinon) :  si cent ou vingt sont utilisés en tant que nombres ordinaux (et non pas cardinaux, j’explique après), ils sont invariables. Un nombre cardinal sert à exprimer une quantité tandis qu’un nombre ordinal à définir un ordre. Exemple : j’ai regardé l’épisode quatre-vingt de la série. Pas de « s » ici parce qu’il s’agit d’un…

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Ne soyez pas septiques !

Pour éviter une erreur… désagréable !   Le professeur ne vous oublie pas ! Alors aujourd’hui, une mini leçon pour éviter une erreur classique et qui peut être assez catastrophique… Il ne faut pas confondre : septique et sceptique. Mais vraiment, il ne faut pas les confondre !! J’en sais quelque chose : j’ai déjà fait l’erreur dans un texte et elle n’est pas passée inaperçue ^_^ Une personne « sceptique », c’est quelqu’un qui a des doutes, qui remet en cause une théorie ou une idée, tandis que « septique », ben ça signifie « qui produit de la putréfaction » (vous savez, genre comme les fausse septiques…). Donc maintenant, vous comprenez pourquoi il ne faut pas dire « Je vous trouve un peu trop septique ! ».   Photo : Stephen Amell (Green Arrow)

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Ce qu’il advient du professeur

Ce qui / Ce qu’il se passe Comme le professeur Boghos travaille moins, il va en profiter pour faire des leçons plus compliquées. Prenons aujourd’hui le cas de la très fréquente confusion entre « ce qui » et « ce qu’il ». Dans certains cas, on ne sait pas bien quelle forme choisir, par exemple quand on écrit « J’explique ce qui s’est passé » ou « J’explique ce qu’il s’est passé ». Dans la première phrase, « qui » est le sujet du verbe « se passer », construit personnellement. Dans le second cas, le verbe « se passer » est utiliser en forme impersonnel cette fois, le « il » étant le sujet « apparent » et qui ne désigne rien de précis. D’un point de vue sémantique, les deux constructions veulent dire exactement la même chose. Et à l’oral, on ne fera d’ailleurs même pas la différence généralement. Et au final, la règle est assez simple : les deux cas sont interchangeables, aucune préférence pour l’un ou l’autre. D’ailleurs, c’est vrai pour tous les verbes qui peuvent prendre les deux formes (personnelle et impersonnelle) : advenir, arriver, convenir, pouvoir, prendre, résulter, se passer, etc… Il existe quelques verbes à distinguer. Falloir Étant donné que falloir est un verbe exclusivement impersonnel (il ne se conjugue qu’avec la troisième…

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Parlons sans farre (en même temps, ce serait bizarre) !

Far / Fart / Fard / Phare / Farre   Parlons un peu d’homophones, ces mots qui se prononcent de la même manière mais ont des sens bien différents. Dans la langue française, il y en a à foison, vous en connaissez plein. Sauriez-vous par exemple me dire quel est le mot/son connaissant le plus grand nombre d’homophones dans la langue française ? Mais certains sont plus subtils, principalement parce que peu employés. Le phare, par exemple, je pense que personne n’a besoin d’explication. Mais pour le far, le fart ou le fard ? Le far, c’est le far breton, ou le far poitevin, c’est une spécialité culinaire farcie (d’où far). Le fart, c’est la substance qu’on met sous les ski pour en modifier l’adhérence. Le fard vient du verbe farder (qui veut dire maquiller). Le fard est donc employé littéralement pour désigner un maquillage servant à cacher un défaut. On l’emploi aussi dans des expressions comme « piquer un fard » (pour rougir violemment). Le farre, enfin, est en fait un poisson (je pourrais vous en donner un autre nom, trouvé sur le net, mais il n’a strictement aucun intérêt). Alors, on parle sans far, sans farre, sans fart, sans fard ou sans phare…

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