Tranche de vie : l’ange gardien

Comme promis, je m’en vais vous conter les deux fois où est intervenu mon ange gardien. Bon, je préviens de suite, c’est une image. Que ce soit intervention divine, intuition, hasard totale, je n’en sais rien du tout et je ne le saurai jamais. La première fois, c’est vers Cahors. Je suis seul en voiture (les deux fois, c’était en voiture, je n’ai jamais eu d’accident, c’est ptet un ange gardien fan d’automobile ?). Je patiente à un feu rouge dans un petit village de campagne. Le feu bien bien pourri, bien dangereux, deux grosses baraques à chaque angle sans trottoir, autant dire que quand tu passes au vert, tu dois faire confiance, tu ne vois absolument pas les gens venir. Donc je suis au feu rouge, j’ai soif, il fait chaud, j’ai une bouteille d’eau à portée. Le feu passe vert, je jette un oeil dans mon retro : personne, aucune raison de me presser, je bois plutôt qu’avancer à mon tour. Et là, alors que j’ai le goulot dans la bouche, je vois un bolide débouler à toute vitesse devant mon nez en grillant le feu opposé. Si je n’avais pas bu à cet instant, je serai en…

Tranche de vie : la chute

En ce dimanche de quasi automne (saison que j’apprécie particulièrement), j’ouvre une nouvelle rubrique dédiée à des petits aperçus de ma vie, des petites tranches de vie. Rien d’extraordinaire, du banal, du drôle, un peu de moi en quelques mots. Autant profiter du fait que je sache tourner les mots pour raconter et romancer quelques instants de ma vie. J’aurais pu vous raconter la naissance de mes enfants ou l’ange gardien qui m’a sauvé deux fois la vie (ça viendra 😉 ), mais je vais commencer par un truc tout bête : une de mes pires hontes. Bien plus marrant.   Alors contextualisons : à peine vingt ans, en école d’ingé, il ne fait pas très beau, il pleut même, le carrelage à l’extérieur est trempé (c’est important pour la suite). Je sors de la résidence étudiante, les mains dans les poches, l’air béat comme je sais si bien le faire. À peine ai-je fait trois mètres dehors que je repère dans mon angle droit une des jolies (et rares) étudiantes qui séjournent ici. Galant, prévenant, je me dis que je vais lui retenir la porte. Il me suffit de me retourner, de faire un pas et d’allonger le bras….

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