Le Festival des Sens – Chapitre 01 – Tysran

10 mars 2017

Voici ma nouvelle série, le Festival des Sens. Ce premier chapitre est disponible ici mais les suivants seront en priorité diffusés sur ma page Tipeee pour mes mécènes.

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Chapitre 01 – Tysran

 

Tysran a vu défiler toute la journée les courtisans – et surtout les courtisanes – au pied du trône du roi Didas. Ce fut terriblement fastidieux. Mais en tant que fils de la Première Danseuse du Palais, il se doit d’assister aux audiences. Pour son apprentissage, lui répète sa mère constamment. Il n’a toujours pas compris si c’était pour apprendre les flagorneries ou à repérer les manipulateurs les plus aguerris.

Parce que, loin d’écouter le peuple, le roi passe surtout son temps à placer ses pions, fomenter des conspirations ou jauger les capacités stratégiques de ses sujets. Il suffit de les écouter pour imaginer tous les sous-entendus que leurs discussions peuvent cacher. Tysran ne les comprend pas, et il s’en moque profondément. Non, ce qui l’intéresse, actuellement, du haut de ses dix-sept années, ce sont uniquement les formes appétissantes et peu recouvertes des courtisanes.

Aujourd’hui, il a surtout retenu le passage remarqué de Salaoyao, la courtisane des Contrées du Ponant, venue proposer sa participation au prochain Festival des Sens. Vu les sourires dans l’assistance, Tysran a compris que sa candidature serait étudiée avec sérieux. Il faut dire, elle n’a laissé personne indifférent sur son passage : son kimono richement décoré lui enserrait la taille délicatement, tout en laissant apparaître le galbe de ses seins. À n’en pas douter, cette longue robe typique de son pays était le seul vêtement sur ses épaules. Il était ouvert le long de sa jambe droite, jusqu’aux hauts de ses cuisses, au maximum de ce que la décence permet. Et elle permet beaucoup, la décence, ces dernières années.

Depuis que Didas a instauré la tradition du Festival des Sens, comme un gage de paix entre les différents royaumes, une sorte de compétition sans armes ni gouttes de sang, les mœurs ont rapidement évolué. Ce qui n’est pas pour déplaire à Tysran. Les hommes et les femmes séjournant au Palais ont adopté très rapidement des traditions plus légères, par choix ou par nécessité de leur rôle. Il n’est pas rare que Tysran entraperçoive un sein derrière une tunique quasi transparente ou surprenne le regard lascif de deux amants. Le roi a même promulgué un décret autorisant les relations entre femmes ou entre hommes, entrainant un torrent de contestations souvent surjouées et rapidement réprimées. Deux jours plus tard, plus personne ne se plaignait et de nouveaux couples s’étaient formés sous les yeux ébahis de Tysran et Stanh, son prince et ami.

Stanh a été toute la journée au premier rang, encore plus près des convives que Tysran. Pourtant, il est resté stoïque et respectueux, même devant les courtisanes les plus tentatrices. Le seul moment où il a marqué une infime hésitation, c’est quand un lointain vassal est venu présenter sa dernière fille au roi. Les deux garçons échangèrent un rapide coup d’œil complice. Si le père était un vieux bigot édenté, sa fille était une beauté éblouissante. Probablement de leur âge, petite, frêle, les cheveux d’un blond presque doré, la peau hâlée par le soleil de son domaine, elle posa sur le prince des yeux verts et curieux, si humbles et dénués de toute malice qu’il rougit sur le coup.

 

Quand les deux amis se rejoignent enfin après la longue journée passée, la belle Mona occupe toutes leurs pensées.

— Je dois absolument la rencontrer en tête à tête !

Tysran hoche la tête.

— Elle est tellement belle…

— Pas comme son vieux crouton de père, lui fait son prince avec une moue dégoutée.

— Tu crois qu’elle va participer au Festival ?

— Je ne sais même pas si elle est candidate. Normalement, père sélectionne des femmes plus expérimentées, elle se ferait croquer en un rien de temps.

— Ce serait du gâchis.

— Et je ne le permettrai pas !

Tysran sourit en regardant l’allure déterminée de son prince. Stanh Cornedrue, quatrième du nom, est plutôt beau garçon. Brun comme son père, son grand-père et toute sa lignée royale, les sourcils prononcés, la mâchoire marquée, une carrure d’athlète, il a l’assurance d’être un prince charismatique et courtisé. Mais sous les allures fières et nobles dues à son rang, il cache un secret connu seulement de Tysran : sa timidité maladive. Bien qu’ils en aient souvent parlé, les deux amis n’ont jamais connu la tendresse d’une femme.

— Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Le prince hausse les épaules. Il marche rapidement dans l’immense couloir menant de la salle du trône à l’aile royale. Les soldats sur son passage se raidissent.

— Ma mère m’a fait mander, tu viens avec moi.

Ce n’est pas une question. Tysran sait où est sa place et obéit autant à son prince qu’il accompagne son ami. Ils franchissent une lourde porte aux superbes dorures : ils sont dans les appartements royaux. Les deux jeunes hommes croisent quelques serviteurs qui les saluent au passage. Ils grimpent dans la Tour Cendre pour atteindre, essoufflés, la chambre de la reine.

Là, un garde hoche la tête à l’arrivée du prince, se décale d’un pas et annonce :

— La reine vous attend. Seul.

— Mon ami vient avec moi.

Le soldat, Dinkan, est l’un des plus vieux de la garde royale. Sur son visage impassible sont creusées de nombreuses cicatrices obtenues lors de la Guerre des Champions. Il n’insiste pas et les laisse entrer, non sans une moue réprobatrice.

La porte se referme derrière eux tandis qu’ils s’habituent à la faible luminosité des lieux. Le feu est allumé dans la cheminée, de lourdes tentures obstruent les fenêtres. La reine est dans son bain. Tysran déglutit. La mère de son meilleur ami est diaboliquement belle. Elle doit avoir quarante ans, peut-être plus, et son corps reste éternellement jeune. Il se dit même dans les cuisines qu’elle fait préparer des mixtures spéciales pour entretenir sa forme. Ses formes.

— Ah, te voilà, mon fils. Oh ! et Tysran, bonjour à toi.

— Majesté.

Tysran s’incline, pour respecter le protocole, mais aussi parce qu’il est terriblement gêné de la regarder ainsi.

Quand il relève la tête, il a la stupeur de constater qu’elle s’est redressée, debout dans son bain, totalement nue. L’eau glisse le long de sa peau, suit la courbure de ses épaules, de ses seins, lui caresse le ventre avant de pianoter un air frais en frappant la surface du bain.

Irrésistiblement, son regard descend sur le triangle brun et fourni qui surplombe ses deux magnifiques jambes. Quand il relève la tête, confus, il croise le regard de la reine. Elle lui fait un petit sourire qui le fait rougir de plus belle.

— Mère, vous devriez vous couvrir.

Le ton de Stanh est réprobateur.

— Tu as honte de ta royale mère ?

— Non, bien sûr que non.

— Alors quoi ? Ce que tu vois te déplaît ? Tysran, qu’en penses-tu ?

Le pauvre garçon ne sait plus où se mettre. Il secoue la tête vivement avant de répondre :

— Non, Majesté, je ne permettrais pas.

Il baisse la tête.

— Comment me trouves-tu ?

Le jeune rouquin lève timidement les yeux.

— Splendide, Majesté, bégaie-t-il. Mais je ne devrais pas regarder, vous êtes la reine…

— Je suis la reine, en effet, et je fais ce que je veux. Lève la tête et regarde-moi.

— Mère, se plaint Stanh.

— Toi aussi, mon fils, tu me dois obéissance. Regardez-moi, tous les deux.

Le fils soupire. Tysran fait courir son regard de long en large sur le corps ruisselant de la mère de son ami. Ses cheveux bruns tombent dans son dos, trempés. Ses seins lourds sont surmontés d’une large auréole sombre et d’un petit téton qui semble délicieusement rétracté sous l’effet du froid.

— Mère, pourquoi m’avez-vous fait demander ? Ce n’est sûrement pas pour nous mettre dans l’embarras, n’est-ce pas ?

— Un peu, si, mon fils. Que ton ami soit présent est encore mieux. J’en parlerai à sa mère, elle sera de mon avis à n’en pas douter : il vous faut une éducation personnalisée.

— De quoi parlez-vous ?

Tysran a tôt fait de baisser la tête à nouveau, trop gêné pour soutenir sans ciller le regard de la reine.

— C’est le dernier Festival où vous n’avez pas le droit de concourir. Dès l’année prochaine, il serait bien que vous y représentiez nos couleurs.

Les deux jeunes hommes se regardent.

— Nous ? Mais ce serait… indécent !

— Indécent est un mot qui n’aura bientôt plus de raison d’être, mes chers enfants. Dans tous les cas, votre virilité sera testée, éprouvée, vous ne pourrez pas y échapper.

— Nous verrons sur le moment, c’est encore loin.

— Non, nous devons profiter de ce Festival pour vous éduquer.

Nouveau regard croisé.

— Qu’est-ce que vous entendez par là ?

— Mes chéris, vous êtes puceaux, n’est-ce pas ?

— Mère !

— Répondez-moi. Tysran ?

— Oui, ma reine, fit timidement le jeune homme, rouge pivoine.

— Et toi mon fils ?

— Je ne suis pas certain d’avoir envie d’aborder ce sujet avec vous.

— Réponds-moi.

Le ton ne laisse pas beaucoup de marge au prince. Il hausse les épaules avant de répondre :

— L’occasion ne s’est jamais présentée.

Amélya sourit, sort de son bain et attrape une robe de coton pourpre pour s’en couvrir.

— Je vais donc me charger de votre éducation !

Tysran sursaute, Stanh écarquille les yeux.

— Vous, mère ?

— Non, pas moi directement, bien entendu. À moins que vous ne le préfériez ?

Elle leur lance un sourire amusé, puis elle fait un petit signe au-dessus de son épaule. Un rideau choit. Un rideau invisible, comme une sorte de voile transparent, révélant une étrange petite femme que Tysran a déjà aperçu dans les couloirs du palais.

— Je vous présente Shina, elle pratique la magie des Voiles.

La femme en question est assez petite, plutôt ronde, un visage jovial et bienveillant. Elle a deux petits yeux en amandes, rieurs. Elle porte une tunique grise et bleue qui semble flotter autour d’elle.

Le prince fronce les sourcils.

— Elle est là depuis le début ?

— Oui, bien sûr, dissimulée derrière son voile d’invisibilité.

— Dans quel but, mère ?

— Pour vous montrer ses talents, bien entendu. Et aussi pour vous assurer que j’ai pleinement confiance en elle.

— Majesté, fait Shina en se penchant en direction de Stanh.

Sa voix est fluette, douce, comme un papillon qui se dépose au creux des oreilles des deux jeunes hommes.

— Et vous voulez qu’elle fasse… notre éducation ?

— Oui. Elle va vous dévoiler les coulisses du Festival. Ainsi, vous apprendrez tout ce qu’il y a à savoir sur les plaisirs charnels.

— Mais…

— Il n’y a pas de mais !

— Je ne suis pas d’accord, fait Stanh en croisant les bras sur sa poitrine, j’en parlerai à Père.

— Ton royal paternel est déjà au courant et il a approuvé mon initiative. Ça ne tiendrait qu’à lui, il t’enverrait dans un lupanar sans broncher, mais je pense qu’une approche plus subtile pourrait être bénéfique.

Elle le regarde sans ciller avant d’ajouter :

— Pour tout le monde.

Stanh renifle de dépit. Tysran ne comprend pas ce qui lui arrive.

Amélya se déplace jusqu’à l’autre bout de la pièce et ouvre la porte de l’antichambre.

— Vous serez bien ici pour étudier, fait-elle en leur faisant signe d’approcher.

La pièce est inondée d’une douce lumière grâce à plusieurs torches installées aux murs. Elle fait d’ordinaire office de petit salon, dépendance directe de la chambre de la reine. Les divans ont été repoussés contre un mur afin de laisser place nette au centre de la pièce, où se trouve un large tapis rond aux couleurs chatoyantes.

La reine va s’installer sur un des divans, à l’écart, et croise ses jambes nues.

— Venez, petits maîtres, venez ici, au centre.

Shina parle doucement, mais fermement.

— Qu’est-ce qu’on va faire ? demande le jeune prince.

La magicienne ne répond pas et commence à psalmodier des phrases incompréhensibles.

— Vous allez espionner nos invités, tout simplement, fait la reine.

— Comment cela ?

— Elle va créer une sorte de bulle autour de vous et vous transporter dans une des chambres du palais. Vous serez invisibles, silencieux. Par contre, la bulle n’accepte rien d’autre qu’une enveloppe charnelle.

— Comment ça ? demande Tysran.

— Vous devez vous déshabiller, mes chéris.

— Pardon ?

Shina intervient.

— Oui, petits maîtres, retirez tout ça, allez !

— Mais, mère ! C’est hors de question !

Le prince croise les bras, renfrogné, et fronce les sourcils. Amélya lui sourit.

— N’as-tu pas envie de voir la belle Mona faire ses ablutions ?

— Oh…

Tysran n’a pas besoin d’en entendre davantage. Il retire ses frusques sans attendre et se place au centre du tapis qui semble comme couvert d’un humus frais. Il se couvre le sexe de ses deux mains, intimidé, mais bien décidé à observer de près la splendide jeune fille. Stanh n’en revient pas.

— Mais qu’est-ce que tu fais ?

— Je veux apprendre, moi.

— Vous êtes tous devenus fous ! Je refuse cette mascarade.

Et il claque la porte de l’antichambre en laissant le jeune rouquin seul, nu, avec deux femmes qui l’observent. Il se sent un peu ridicule, tout d’un coup, et est tenté de rejoindre son ami.

— Ne t’inquiète pas, Tysran, il changera d’avis quand tu lui raconteras ce que tu auras vu.

— D’accord, ma reine.

— N’oublie pas que tu es invisible et qu’elle ne peut pas t’entendre, mais elle peut te sentir. Ne la touche pas, d’accord ? Tu peux y aller, Shina.

L’illusionniste fit quelques mouvements de bras en murmurant des paroles que Tysran ne pouvait comprendre. Elle s’est reculée au-delà du tapis qui désormais semble bouger sous les pieds du jeune homme. Les rebords se dressent, se plient, se contorsionnent jusqu’à créer une bulle autour de lui. Tout d’abord sombres, les parois paraissent translucides et floues. Puis tout devient plus net. Il est bien dans une autre chambre, beaucoup plus petite que celle de la reine. Et comme promis, là, au milieu, dans une baignoire en cuivre, se prélasse Mona Rosavant, fille et héritière du yor Dochard Rosavant, de hautes lignées et de doux cuissages.

Elle est encore plus belle que dans ses souvenirs déjà incertains. Tysran hésite un instant et fait un pas en avant, le rapprochant de la belle. Elle est seule dans la chambre, l’eau lui couvre entièrement le corps, ses cheveux blonds s’éparpillent à sa surface. Elle lève la tête doucement, si bien qu’il fait un mouvement de recul de peur d’être découvert, mais elle regarde derrière lui, comme s’il n’existe pas. Il s’enhardit et s’approche encore. Il n’a jamais vu de femme d’aussi près. Il est à un souffle de son visage qu’il scrute comme l’on observe une œuvre d’art.

Ses traits sont fins, ses yeux verts, elle a une petite cicatrice sur le front et ses lèvres sont finement ouvragées. D’ailleurs, elle les mordille. C’est terriblement sensuel. Elle est calme, apaisée, elle se prélasse sans imaginer un seul instant la présence d’un intrus l’épiant dans son intimité.

Tysran observe ses courbes que l’eau lui dissimule quelque peu. Elle semble avoir de petits seins ronds. Ses tétons sont roses et tendus. La surface est légèrement trouble et le jeune homme ne peut que deviner ses longues jambes halées. Il se penche pour essayer d’apercevoir le trésor qu’elle doit garder jalousement au croisement de ses jambes, mais elle le cache d’une main. Une main qui bouge doucement. Tysran réalise et bande immédiatement : Mona est en train de se caresser dans l’eau chaude. Il voit la main glisser de haut en bas entre ses cuisses. Il lève la tête pour observer le visage de la belle se tordre de plaisir, les yeux fermés, les lèvres pincées. Il a envie de l’embrasser, c’est une situation tellement sensuelle, enivrante. Elle soupire dans les oreilles de jeune roux qui frissonne d’excitation. Ses mains accélèrent, elle se balance légèrement en arrière, ses tétons atteignent la surface et pointent timidement. Tysran se penche, fasciné, pour en observer les détails, les grains, les plis. Il les hume, les respire. Il veut les toucher de sa bouche, mais il se retient, elle le sentirait.

Les halètements de Mona se font de moins en moins espacés, la main qui s’agite entre ses chairs accélère. Tysran sent sa queue le démanger, pulser d’excitation. Mona gémit. Il n’a jamais vu une femme jouir. Il est totalement fasciné. Il devient rouge de confusion et de désir. D’un coup, la belle blonde semble terrassée, tétanisée. Elle se tend, ouvre la bouche de stupeur, puis pousse un long feulement, interminable. Une litanie de plaisir. Il n’en faut pas plus pour que Tysran expulse son bonheur à son tour, éclaboussant la baignoire de cuivre de son jet maladroit. Il n’a pas pu se retenir devant cette scène absolument magique. Quand il reprend son souffle, il a juste le temps de voir une dernière fois la jolie Mona sourire aux anges et une trainée de sa jouissance s’égayer à la surface de l’eau avant de revenir immédiatement dans l’antichambre de la reine.

Il a le réflexe de cacher son intimité à moitié tendue devant les deux femmes qui le regardent. Shina est toujours concentrée, la reine sourit malicieusement.

— He bien, mon cher Tysran, ce que tu as vu t’a mis dans un drôle d’état. C’était bien ?

— Oh oui, ma reine. Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau.

Alors que le tapis magique reprend sa forme plate, elle lui fait signe d’avancer.

— Viens me voir, jeune homme.

Il s’avance, toujours nu, les mains sur sa queue, la tête baissée.

— Elle est belle, n’est-ce pas ?

— Oui, Majesté. Vous l’avez vue, vous aussi ?

— Non, il faut être dans la bulle pour cela. Mais je t’ai vu, toi.

— Oh ! Tysran rougit de la tête aux pieds.

— Nulle raison d’avoir honte, mon chéri, tu as une jolie queue. Si tu veux avoir droit à d’autres séances, il va falloir être un peu moins pudique.

Le rouquin acquiesce. Elle pose sa main sur le bras droit du jeune homme et il comprend la demande, place ses deux bras le long de son corps. Elle fait glisser un ongle le long de ses abdominaux finement dessinés, lui tirant des frissons.

— J’aime ces corps pleins de jeunesse.

Son ongle griffe doucement son bas ventre, provoquant un regain de vigueur de la part de Tysran.

Il est rouge de honte.

— Désolé, Majesté.

— Ne le sois pas, tu es plein de fougue, c’est normal.

L’ongle décrivit une ligne jusqu’à la hampe, puis le long de celle-ci, la tendant encore un peu plus.

— Tu as une belle queue, mais il va falloir l’apprivoiser pour mieux t’en servir. Si tu reviens, je t’apprendrai à maitriser tes envies, tes pulsions.

Il hoche la tête.

— Tu veux revenir, Tysran ?

— Oui, ma reine.

Elle lui sourit puis se redresse.

— Allez, rhabille-toi ! Tu reviens demain soir, d’accord ? D’ici là, essaie de convaincre mon fils, il a besoin de ces leçons tout autant que toi.

— Bien, votre grâce.

Lorsqu’il rejoint le couloir, Tysran n’en revient pas de ce qu’il vient de se passer. Une expérience fabuleuse. Il faut absolument qu’il en parle à Stanh, la reine a raison ! Et il s’en va au pas de course dans les couloirs immenses du Palais des Plaisirs.

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