Il y a un temps pour tout

Bonjour à tou·te·s, Oui, ça faisait un moment que vous n’aviez plus de nouvelles du professeur. Il est toujours là, ne vous inquiétez pas. Et il vous donnera bientôt quelques informations (et explications) quant à son manque d’implication par ici. En attendant, il ne peut pas résister à vous donner une petite leçon (oui, vous aimez ça, avouez ! Lui aussi d’ailleurs…).       Une confusion classique et toute bête qui ne devrait pas poser de problème : Comment ne pas se tromper entre « tout » et « tous » ? Quand on entend le « s » final, c’est facile, « tous » prend alors le sens de « tout le monde » et prend toujours un « s ». Quand on ne l’entend pas, un rappel :     Tous (avec un « s ») quand il est suivi d’un pluriel : Tous les hommes sont jaloux de lui Tout (avec un « t ») lorsqu’il est suivi d’un singulier ou d’un verbe : Il n’est pas tout le temps disponible. Il passe son temps à tout expliquer deux fois.   Attention, quand « tout » est utilisé dans le sens de « extrêmement », « totalement » ou « entièrement », c’est un adverbe qui reste invariable : À côté de lui, ils paraissent tout chétifs Facile, non ? Et…

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Tranche de vie : l’ange gardien

Comme promis, je m’en vais vous conter les deux fois où est intervenu mon ange gardien. Bon, je préviens de suite, c’est une image. Que ce soit intervention divine, intuition, hasard totale, je n’en sais rien du tout et je ne le saurai jamais. La première fois, c’est vers Cahors. Je suis seul en voiture (les deux fois, c’était en voiture, je n’ai jamais eu d’accident, c’est ptet un ange gardien fan d’automobile ?). Je patiente à un feu rouge dans un petit village de campagne. Le feu bien bien pourri, bien dangereux, deux grosses baraques à chaque angle sans trottoir, autant dire que quand tu passes au vert, tu dois faire confiance, tu ne vois absolument pas les gens venir. Donc je suis au feu rouge, j’ai soif, il fait chaud, j’ai une bouteille d’eau à portée. Le feu passe vert, je jette un oeil dans mon retro : personne, aucune raison de me presser, je bois plutôt qu’avancer à mon tour. Et là, alors que j’ai le goulot dans la bouche, je vois un bolide débouler à toute vitesse devant mon nez en grillant le feu opposé. Si je n’avais pas bu à cet instant, je serai en…

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Tranche de vie : la chute

En ce dimanche de quasi automne (saison que j’apprécie particulièrement), j’ouvre une nouvelle rubrique dédiée à des petits aperçus de ma vie, des petites tranches de vie. Rien d’extraordinaire, du banal, du drôle, un peu de moi en quelques mots. Autant profiter du fait que je sache tourner les mots pour raconter et romancer quelques instants de ma vie. J’aurais pu vous raconter la naissance de mes enfants ou l’ange gardien qui m’a sauvé deux fois la vie (ça viendra 😉 ), mais je vais commencer par un truc tout bête : une de mes pires hontes. Bien plus marrant.   Alors contextualisons : à peine vingt ans, en école d’ingé, il ne fait pas très beau, il pleut même, le carrelage à l’extérieur est trempé (c’est important pour la suite). Je sors de la résidence étudiante, les mains dans les poches, l’air béat comme je sais si bien le faire. À peine ai-je fait trois mètres dehors que je repère dans mon angle droit une des jolies (et rares) étudiantes qui séjournent ici. Galant, prévenant, je me dis que je vais lui retenir la porte. Il me suffit de me retourner, de faire un pas et d’allonger le bras….

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A l’origine de l’accent circonflexe

  Notre cher Boghos rentre de vacances et croyez-le ou non, il est épuisé. Pourtant, rien que pour vous mesdames, il veut bien vous conter l’histoire de l’accent circonflexe. Bon, en vérité, il ne va pas vous faire une leçon de linguistique, ça prendrait des heures et l’article de wikipedia en parlant est extrêmement bien fait. Mais il peut vous expliquer que l’accent circonflexe a été utilisé pour plusieurs choses (entre autres). Par exemple, certains anciens mots français utilisaient deux voyelles à la suite pour insister sur la prononciation de voyelles longues (aage est devenu âge, baailler est devenu bâiller et saoul est devenu soûl, même si les deux écritures sont toujours acceptées aujourd’hui). Aujourd’hui encore, l’accent circonflexe sert souvent à appuyer sur une voyelle. Dans d’autres cas, l’accent vient signaler la perte d’un « s » devenu muet : la forêt s’écrivait forest, d’où le forestier, l’hospital, l’isle, la coste, etc… Et puis parfois, ce fameux petit chapeau a été utilisé pour différencier des mots à l’écriture identique mais aux sens différent : sûr/sur, mûr/mur, dû/du, etc… Voilà, un bref aperçu de la naissance de notre ami pointu que l’on ne sait jamais trop où ni comment placer et qu’on a…

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Et vous, vous allez où pour ces vacances ?

Alors, vous allez où ? Vous allez AUX États-Unis ? AU Sénégal? EN Antarctique ? Petite règle très simple (on est en vacances, on se fait pas mal au cerveau !) pour ne pas se tromper (généralement, on ne se trompe pas, mais sait-on jamais). On choisit AUX quand il s’agit d’un pays au pluriel (Pays-Bas, États-Unis, …) On choisit AU lorsqu’il s’agit d’un pays « masculin » (oui, les pays ont un genre) On choisit EN lorsqu’il s’agit d’un pays « féminin » ou d’un pays « masculin » qui commence par une voyelle (ex : Iran) Notez que tous les pays qui terminent pas un « e » sont féminins, excepté quatre pays : le Cambodge, le Mexique, le Mozambique, le Zimbabwe   Alors, vous allez où, vous, pour ces vacances ?

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La minute littéraire du professeur Boghos

Ce soir, Jason va vous apprendre un mot que vous ne connaissez peut-être pas. Il est fort, ce Jason 🙂 Il s’agit d’un aptonyme. Pas un antonyme, un aptonyme. Ce mot est un néologisme québécois créé à partir de « apte » et « onyme » (qui veut dire le nom). C’est tout simplement un nom de famille ou un prénom qui est particulièrement bien adapté à la personne qui le porte, de part son rôle ou sa fonction. Ainsi, il y a les très célèbres frères Lumière et leurs inventions dans le domaine du cinéma, Edith Cresson, ministre de l’agriculture, Thierry Le Luron, Henri Poincaré, etc… On en connait tous un, ou alors on a croisé son nom sur une devanture de boutique. De M. Boudin, boucher-charcutier, à Mme Taret, la psychiatre. On peut aussi appeler aptonymes des noms de personnages de Fiction qui se rapporte directement à leur rôle au sein de l’histoire. Il y aurait énormément d’exemples, ne serait-ce que les noms de super-héros directement liés à leur pouvoir, au cas où on aurait pas bien compris (ce n’est pas Slipman, mais bien Superman, ne pas confondre !). Mais je me limiterai à évoquer ici une de mes séries fantastiques préférées,…

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Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°4

Ce soir, nous allons parler des tirets cadratins.   Mais oui, les fameux tirets cadratins. Quoi, vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Alors, à nouveau, je vous invite à faire un tour sur wikipédia. Ou tout simplement à observer : « – » : ceci est un tiret court (souvent pour un trait d’union ou le signe « moins ») « — » : ceci est un tiret long ou tiret cadratin   Dans l’écriture, on les utilise quasi uniquement pour les dialogues. Oui, parce qu’un dialogue devrait toujours utiliser des tirets cadratins plutôt que des tirets courts. — Salut Boghos ! — Bonjour mademoiselle, avez-vous besoin de quelque chose ? — Oh oui ! Oui ! Vous ne pouvez pas imaginer… Bon, voilà, comme ça. Pas avec des tirets courts. C’est une histoire de convention, de tradition, et puis c’est bien plus agréable à lire (de mon point de vue). Mais ! Et oui, il y a un mais. Le souci c’est que le tiret cadratin n’apparaît pas sur nos claviers (je vous laisse vérifier… c’est bon ? convaincus ?). Du coup, c’est un peu galère. Il y a bien des raccourcis clavier, mais je vais vous proposer une astuce que j’utilise tout le…

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La clef du plaisir

Allez, pour finir la semaine en toute simplicité (ou le début de semaine, ça dépend comment on voit les choses), je vous parle de clef ! Ou de clé. Et oui, parce qu’il y a deux manières d’écrire ce mot, les deux mots voulant dire exactement la même chose (je ne vous ferai pas l’offense de vous donner une définition). Alors, pourquoi cette différence ? En fait, il semblerait simplement qu’il y a fort fort longtemps le pluriel de clef (donc clefs) était juste pénible à écrire, donc on a fini par retirer le f au pluriel, puis par habitude au singulier aussi, d’où la clef ou la clé. Mais bon, il faut savoir qu’il n’y a strictement aucune différence de sens et que les deux versions sont admises. Bon voilà, je vous laisse avec le professeur du jour, qui a sûrement les clefs du paradis 😉

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Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°3

Bonsoir, Aujourd’hui, une astuce comme Jason : une astuce de professionnel 🙂 On a vu la dernière fois l’utilité du bouton  » ¶  » et en particulier il permet d’afficher correctement les espaces insécables. Vous allez me dire : mais qu’est-ce qu’une espace insécable ? (non ?) Alors déjà, vous avez remarqué qu’espace était féminin n’est-ce pas ? Bon, ensuite, la définition wikipédia : Une espace insécable est un signe typographique numérique consistant en une espace que l’on intercale entre deux mots (ou un mot et une ponctuation) qui ne doivent pas être séparés en fin de ligne. L’espace insécable permet d’éviter qu’un mot, un ensemble de mots, un nombre, une date1 ou une ponctuation soient rejetés et isolés au début de la ligne suivante lorsque cela nuirait à la fluidité de la lecture. Ainsi, certains mots ou certaines ponctuations seront plus facilement lisibles si ils ne sont pas renvoyés à la ligne. Imaginez une phrase avec un « ! » qui se trouve renvoyé sur la ligne suivante, la lecture en serait moins fluide et désagréable. C’est pour cela que la plupart du temps, les traitements de texte vont rajouter automatiquement une espace insécable juste avant un point d’exclamation (et les deux…

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Les astuces d’écriture du professeur Boghos – n°2

Alors aujourd’hui, c’est une astuce plus technique que je vais vous proposer. Tout simplement : écrire en affichant les symboles normalement masqués. Vous savez, ce bouton, dont vous ne savez (saviez) jamais trop à quoi il sert :          En fait, il est super utile. Il permet, entre autres, d’afficher plein d’informations que vous n’auriez pas d’ordinaire et qui sont pourtant très utiles. Ainsi, les tabulation, les espaces, les sauts de ligne, les espaces insécables, etc…           D’ailleurs, je reviendrai dans un prochain article sur les espaces insécables, elles sont super importantes dans la mise en forme de votre manuscrit. Oui, parce que là il ne s’agit que de mise en forme, mais je peux vous dire que quand vous galérer pendant des heures à placer les bons sauts de pages (pages impaires, pages paires, etc…), vous êtes bien contents de pouvoir afficher les petits symboles cachés qui créent l’architecture de votre texte. Ça peut sembler un peu barbare, un peu moche, mais rassurez-vous, ça ne sera pas affiché lors de l’impression, c’est uniquement pour vous aider lors de l’écriture. Alors n’hésitez pas, cliquez sur ce bouton ! (et sur ce lien ci-dessous…

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