Il y a un temps pour tout

Bonjour à tou·te·s, Oui, ça faisait un moment que vous n’aviez plus de nouvelles du professeur. Il est toujours là, ne vous inquiétez pas. Et il vous donnera bientôt quelques informations (et explications) quant à son manque d’implication par ici. En attendant, il ne peut pas résister à vous donner une petite leçon (oui, vous aimez ça, avouez ! Lui aussi d’ailleurs…).       Une confusion classique et toute bête qui ne devrait pas poser de problème : Comment ne pas se tromper entre « tout » et « tous » ? Quand on entend le « s » final, c’est facile, « tous » prend alors le sens de « tout le monde » et prend toujours un « s ». Quand on ne l’entend pas, un rappel :     Tous (avec un « s ») quand il est suivi d’un pluriel : Tous les hommes sont jaloux de lui Tout (avec un « t ») lorsqu’il est suivi d’un singulier ou d’un verbe : Il n’est pas tout le temps disponible. Il passe son temps à tout expliquer deux fois.   Attention, quand « tout » est utilisé dans le sens de « extrêmement », « totalement » ou « entièrement », c’est un adverbe qui reste invariable : À côté de lui, ils paraissent tout chétifs Facile, non ? Et…

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Malgré sans queue

On me l’a soufflé avec pertinence, voici une toute petite leçon sur une erreur fréquemment croisée : On n’écrit pas « Malgré que ». Non, on ne l’écrit pas ! On ne dit pas « malgré que je ne sois pas très habillé, je sais rester digne », on écrira plutôt « Bien que je ne sois pas très habillé ». Choisissez quoique et bien que, mais pas malgré que. Par contre, on pourra écrire « malgré » seul, comme par exemple : « malgré le dicton sur le mois d’avril, j’aime bien me découvrir de plus d’un fil ». Là, ça va !   Alors, évidemment, ça ne serait pas drôle s’il n’y avait pas une exception ! On a le droit d’écrire « Malgré que j’en aie » ou « Malgré qu’il en ait », c’est la seule exception. Mais bon, là encore, « Bien que j’en aie » marchera aussi bien.   Sur ce, n’oubliez pas de me soutenir sur Tipeee si vous voulez davantage de contenu !  

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Après qu’il est revenu

Aujourd’hui, après quelques jours de vacances, le professeur revient avec une petite subtilité de la langue française. Vous savez tous qu’après « bien que », « avant que »,… nous devons mettre le subjonctif pour indiquer l’incertitude. Ainsi, il faut dire : Bien qu’il soit âgé, je le croquerais bien. Il faut l’attraper avant qu’il n’ait pris sa retraite. Mais évidemment, il y a une exception notable (et très désagréable à l’entendre, il faut bien l’avouer) : « Après que » est suivi d’un verbe à l’indicatif ! C’est horrible, c’est bizarre, ça parait contre-intuitif, mais c’est pourtant bien la règle. On dira « Je me tape une lombalgie après que je suis revenu d’Italie » (oui, ça fait mal !). L’explication, c’est qu’il n’y a pas d’incertitude, que l’élément suivant le « après que » est certain puisque passé. Bon, sur ce, il va falloir que je me remette à écrire, si j’arrive à rester à mon bureau plus de dix minutes sans souffrir le martyr. Bonne journée, et n’oubliez pas mon tipeee les amis !

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Quelques coups de pouce

Aujourd’hui, il s’agit simplement de ne plus se planter entre les expressions homonymes suivantes : quelque, quelques, quel que, quelle que.   Quelque, s’il est utilisé en tant que déterminant adjectif, il s’accorde tout simplement. Il veut dire « plusieurs » ou « peu ». Exemple : « Il lui reste quelques belles années ». Ou dans l’expression « Quelque chose ».   Quelque, s’il est utilisé en tant qu’adverbe, est invariable. Il signifie « environ ». Exemple : « Ce professeur est âgé de quelque trente ans ». Donc si vous pouvez remplacer « quelque » par « environ », rappelez-vous que c’est invariable.   Quel que et Quelle que : cette forme ne peut être utilisée qu’avec le verbe « être » (accordé au temps qu’il vous plaira), contrairement à Quelque et Quelques qui ne peuvent pas être suivis d’un verbe. On écrira ainsi : « Quel que soit son âge, j’en ferais bien mon casse-croûte » ou « Quelle que soit sa taille, ça rentrera… »   En espérant avoir donné quelques pistes pour ne plus se tromper 😉 Pour me soutenir, c’est toujours ici :  

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Au menu : les préliminaires

Connaissez-vous la différence entre les termes « préliminaire » et « liminaire » ? D’ailleurs, vous ne connaissiez peut-être pas « liminaire », tant son utilisation est restreinte. « Liminaire » est un adjectif qui se rapporte à quelque chose se trouvant au début d’un livre, d’un poème, d’un débat, d’un discours, etc… On parlera ainsi d’un prologue, d’une remarque ou d’une annotation liminaire. Et donc par déduction, « préliminaire » se rapporte à tout ce qui se passe avant. La préparation d’une réunion, les éclaircissements avant un débat, etc… Bon, par contre, je ne vous fais pas l’affront de vous expliquer ce que sont les préliminaires. Il suffit que vous regardiez du côté du Boghos du jour pour avoir envie d’apprendre avec lui 😉        

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Le professeur sort les griffes

Ce soir, Wolverine est en pétard ! Sous ses airs de chérubin, il peut mordre, faites attention ! Une leçon simple, évidente, mais qui pourtant doit être l’erreur la plus répandue sur les réseaux sociaux : sa / ça / çà Arggggggh ! Ce n’est quand même pas compliqué. Quand vous pouvez le remplacer par « cela », c’est que la bonne orthographe est « ça », alors que quand vous pouvez le remplacer par « la sienne », c’est que c’est « sa ». Et ça (cela) n’a rien à voir ! Aucun rapport entre les deux écritures ! Au final, chacun sa méthode pour s’en souvenir (la sienne), tant que vous ne faites plus cette faute horrible ! Bon, et pour le çà, c’est un adverbe de lieu assez usité, que l’on ne retrouve plus guère que dans les expressions « çà et là » ou « ah çà ! » (pour désigner la surprise ou l’indignation). Bon, ça sera tout pour ce soir, le professeur retourne à sa sieste.

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Winter is coming

Et quand le winter est coming, il faut se mettre au chaud. Parenthèse explicative :  « Winter is coming », cela veut dire « l’hiver vient », référence à la célèbre réplique de la non moins célèbre Maison Stark. Bon, en vrai, l’hiver est déjà là, mais je pourrais dire que vous chipotez, parce que j’en ai envie. Sur ce, je ferme la parenthèse. Ah si, attendez, quand même, si vous ne connaissez pas la Maison Stark, ça veut dire que vous ne connaissez pas Game of Thrones, et encore moins le Trône de fer (puisque c’est la même chose), et c’est une honte, bouhhhh !!! Voilà ! Bon, que disais-je ? Pour se mettre au chaud, le boghos du jour se laisse pousser la barbe, solution intéressante s’il n’avait pas la vilaine habitude de se balader à poil. Un poil incohérent ! (un poil, zavez-vu ? Un poil, pffff, barbe, poil… non ?). Et les animaux, style la marmotte, l’ours, le hérisson… ils font quoi ? Ils hivernent, voyons ! Hein ? Non ? Quoi ? Non, ces bestioles là hibernent ! Avec un « b ». Hiberner, c’est subir un changement physiologique profond qui ralentit à l’extrême toutes les fonctions vitales. On se met…

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Entre fatigue et ennui

Comment allez-vous ? Ça fait un petit moment que le professeur ne vous a pas proposé de leçon, n’est-ce pas ? Alors ce soir, petite leçon simple mais utile. Histoire de ne plus faire l’erreur (je la fais moi-même souvent) entre fatigant et fatiguant d’une part, et entre ennuyeux et ennuyant d’autre part.   Fatiguant/Fatigant Fatiguant, c’est le participe présent du verbe fatiguer, il est invariable. Fatigant, c’est l’adjectif verbal, qui s’accorde donc en genre et en nombre. C’est donc là un moyen simple de savoir si on doit mettre le « u » ou pas : il suffit de passer le sujet au féminin. On peut aussi tester un autre adjectif à la place du mot. Exemples : C’est fatigant de travailler (on peut remplacer par « éreintant » par exemple, donc c’est l’adjectif sans « u ») C’est en se fatiguant à la tâche qu’elle a réussi (on ne peut pas écrire « c’est en se éreintant à la tâche… », donc c’est le participe présent invariable, avec « u ») Cette règle marche aussi avec « extravagant/extravaguant », « fringant/fringuant », « navigant/naviguant ».   Ennuyeux/Ennuyant Là, c’est un peu plus simple, puisque si on voulait être tout à fait rigoureux, l’Académie Française considère l’adjectif ennuyant comme vieilli et que l’on pourra utiliser ennuyeux dans…

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Prononciations régionales

Aujourd’hui, on va parler prononciation ! Oui, parce que selon les régions, certains mots ne sont pas prononcés de la même manière ! Je ne parle pas de mots particuliers à un patois ou une région (« Ce tantôt, quand j’aurais débauché j’irai ramasser des cagouilles, tout ce que je peux trouver, tant que ça loge dans la malle ! »), mais bien des mots officiellement français mais qui ne sont pas prononcés partout pareil. Il y en a des tonnes, j’en listerai ici quelques-uns et j’y reviendrai une autre fois. Le taon : selon les régions, on peut dire [TAN] ou [TON]. La prononciation la plus courue est [TAN] (comme faon [FAN] ou paon [PAN]) mais les deux sont acceptés. Le persil : on peut dire [PERSI] ou [PERSILE]. Les deux prononciations sont acceptées. L’ananas : on peut dire [ANANA] ou [ANANASSE]. Les deux prononciations sont acceptées, bien qu’en France Métropolitaine la version avec « s » prononcée soit la plus courante. Se damner : on prononce [DANNER]. On entend parfois [DAMNER], mais c’est une erreur de prononciation. Chocolatine : on entend parfois [PAIN AU CHOCOLAT], mais c’est une erreur, il n’y a qu’une seule prononciation possible de ce mot. Ceux qui vous…

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Erreurs fréquentes ? Le professeur est là

Aujourd’hui, j’aimerais m’attarder sur quelques erreurs fréquentes à l’écrit comme à l’oral. Ces erreurs sont très très fréquentes. Non, en fait, elles sont TROP FRÉQUENTES ! Il s’agit de « tort/tord » et « quand/quant ». On n’écrit pas « tu as tord » mais bien « tu as tort » !!! Je crois que c’est une des fautes les plus lues sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas si c’est un concours, ou si certains essaient de faire changer le mot en utilisant un drôle de forcing, mais c’est fatigant… « Tord » avec un d, c’est pour le verbe, tordre. Je tords, tu tords, il tord, … Moyen mnémotechnique : « tu as tort et le tort tue » (et non le tordu, ça ne veut rien dire !). On n’écrit pas non plus « quand à moi, je préfère éviter d’entrer dans ces considérations métaphysico-balistique ». Quand est utilisé pour signaler un moment, un instant, ou pour poser une question temporelle. Quand vous voulez utiliser la locution « en ce qui me concerne », c’est quant. C’est un joli mot en plus, essayez de faire attention. Surtout qu’à l’oreille, ça s’entend, on dit « kantamoua » et non « kandamoua ». Bon, voilà, j’en avais d’autres sous le pied, mais je vais les garder sous le coude…

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