La clef du plaisir

Allez, pour finir la semaine en toute simplicité (ou le début de semaine, ça dépend comment on voit les choses), je vous parle de clef ! Ou de clé. Et oui, parce qu’il y a deux manières d’écrire ce mot, les deux mots voulant dire exactement la même chose (je ne vous ferai pas l’offense de vous donner une définition). Alors, pourquoi cette différence ? En fait, il semblerait simplement qu’il y a fort fort longtemps le pluriel de clef (donc clefs) était juste pénible à écrire, donc on a fini par retirer le f au pluriel, puis par habitude au singulier aussi, d’où la clef ou la clé. Mais bon, il faut savoir qu’il n’y a strictement aucune différence de sens et que les deux versions sont admises. Bon voilà, je vous laisse avec le professeur du jour, qui a sûrement les clefs du paradis 😉

Quelques coups de pouce

Aujourd’hui, il s’agit simplement de ne plus se planter entre les expressions homonymes suivantes : quelque, quelques, quel que, quelle que.   Quelque, s’il est utilisé en tant que déterminant adjectif, il s’accorde tout simplement. Il veut dire « plusieurs » ou « peu ». Exemple : « Il lui reste quelques belles années ». Ou dans l’expression « Quelque chose ».   Quelque, s’il est utilisé en tant qu’adverbe, est invariable. Il signifie « environ ». Exemple : « Ce professeur est âgé de quelque trente ans ». Donc si vous pouvez remplacer « quelque » par « environ », rappelez-vous que c’est invariable.   Quel que et Quelle que : cette forme ne peut être utilisée qu’avec le verbe « être » (accordé au temps qu’il vous plaira), contrairement à Quelque et Quelques qui ne peuvent pas être suivis d’un verbe. On écrira ainsi : « Quel que soit son âge, j’en ferais bien mon casse-croûte » ou « Quelle que soit sa taille, ça rentrera… »   En espérant avoir donné quelques pistes pour ne plus se tromper 😉 Pour me soutenir, c’est toujours ici :  

Le professeur sort les griffes

Ce soir, Wolverine est en pétard ! Sous ses airs de chérubin, il peut mordre, faites attention ! Une leçon simple, évidente, mais qui pourtant doit être l’erreur la plus répandue sur les réseaux sociaux : sa / ça / çà Arggggggh ! Ce n’est quand même pas compliqué. Quand vous pouvez le remplacer par « cela », c’est que la bonne orthographe est « ça », alors que quand vous pouvez le remplacer par « la sienne », c’est que c’est « sa ». Et ça (cela) n’a rien à voir ! Aucun rapport entre les deux écritures ! Au final, chacun sa méthode pour s’en souvenir (la sienne), tant que vous ne faites plus cette faute horrible ! Bon, et pour le çà, c’est un adverbe de lieu assez usité, que l’on ne retrouve plus guère que dans les expressions « çà et là » ou « ah çà ! » (pour désigner la surprise ou l’indignation). Bon, ça sera tout pour ce soir, le professeur retourne à sa sieste.

Entre fatigue et ennui

Comment allez-vous ? Ça fait un petit moment que le professeur ne vous a pas proposé de leçon, n’est-ce pas ? Alors ce soir, petite leçon simple mais utile. Histoire de ne plus faire l’erreur (je la fais moi-même souvent) entre fatigant et fatiguant d’une part, et entre ennuyeux et ennuyant d’autre part.   Fatiguant/Fatigant Fatiguant, c’est le participe présent du verbe fatiguer, il est invariable. Fatigant, c’est l’adjectif verbal, qui s’accorde donc en genre et en nombre. C’est donc là un moyen simple de savoir si on doit mettre le « u » ou pas : il suffit de passer le sujet au féminin. On peut aussi tester un autre adjectif à la place du mot. Exemples : C’est fatigant de travailler (on peut remplacer par « éreintant » par exemple, donc c’est l’adjectif sans « u ») C’est en se fatiguant à la tâche qu’elle a réussi (on ne peut pas écrire « c’est en se éreintant à la tâche… », donc c’est le participe présent invariable, avec « u ») Cette règle marche aussi avec « extravagant/extravaguant », « fringant/fringuant », « navigant/naviguant ».   Ennuyeux/Ennuyant Là, c’est un peu plus simple, puisque si on voulait être tout à fait rigoureux, l’Académie Française considère l’adjectif ennuyant comme vieilli et que l’on pourra utiliser ennuyeux dans…

Donnons libre cours à ce court cours

Cours ou court ?   Comme j’ai un peu de temps aujourd’hui, j’en profite pour écrire une nouvelle leçon. Comment ne pas confondre ces deux homophones ? Leur sens est souvent contraire, donc c’est assez simple de faire la différence : « cours » est un substantif masculin dérivé du verbe courir et exprime une idée d’écoulement, de progression, de mouvement continu, tandis que « court » vient du latin curtus   (« écourté, tronqué ; incomplet, mince, insuffisant ») et exprime quelque chose de petit, en longueur ou en durée. Ainsi, on écrira : « Avoir cours » ou « donner libre cours » puisqu’il y a une notion de durée, d’écoulement « Etre à court de » ou « faire court » ou « tourner court » ou « être pris de court » pour noter le manque, l’arrivée rapide de la fin, l’étroitesse de la marge de manœuvre À noter que dans l’expression « À court de », le nom qui suit se met au singulier ou au pluriel en fonction du sens : « à court d’idées » mais « à court d’argent ».  

Ne soyez pas septiques !

Pour éviter une erreur… désagréable !   Le professeur ne vous oublie pas ! Alors aujourd’hui, une mini leçon pour éviter une erreur classique et qui peut être assez catastrophique… Il ne faut pas confondre : septique et sceptique. Mais vraiment, il ne faut pas les confondre !! J’en sais quelque chose : j’ai déjà fait l’erreur dans un texte et elle n’est pas passée inaperçue ^_^ Une personne « sceptique », c’est quelqu’un qui a des doutes, qui remet en cause une théorie ou une idée, tandis que « septique », ben ça signifie « qui produit de la putréfaction » (vous savez, genre comme les fausse septiques…). Donc maintenant, vous comprenez pourquoi il ne faut pas dire « Je vous trouve un peu trop septique ! ».   Photo : Stephen Amell (Green Arrow)

Quoique…

Quoique / quoi que C’est une erreur classique qu’il n’est pas très difficile d’éviter. « Quoi que », en deux mots, est une locution, une expression, qui signifie « quelque soit la chose que ». « Quoique », en un seul mot, est une conjonction de subordination qui signifie « bien que », « encore que ». « Quoi que vous pensiez, vous ne pourrez pas résister au charme du professeur du jour, quoiqu’il soit peut-être un peu trop musclé pour certaines… »

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