Il y a un temps pour tout

Bonjour à tou·te·s, Oui, ça faisait un moment que vous n’aviez plus de nouvelles du professeur. Il est toujours là, ne vous inquiétez pas. Et il vous donnera bientôt quelques informations (et explications) quant à son manque d’implication par ici. En attendant, il ne peut pas résister à vous donner une petite leçon (oui, vous aimez ça, avouez ! Lui aussi d’ailleurs…).       Une confusion classique et toute bête qui ne devrait pas poser de problème : Comment ne pas se tromper entre « tout » et « tous » ? Quand on entend le « s » final, c’est facile, « tous » prend alors le sens de « tout le monde » et prend toujours un « s ». Quand on ne l’entend pas, un rappel :     Tous (avec un « s ») quand il est suivi d’un pluriel : Tous les hommes sont jaloux de lui Tout (avec un « t ») lorsqu’il est suivi d’un singulier ou d’un verbe : Il n’est pas tout le temps disponible. Il passe son temps à tout expliquer deux fois.   Attention, quand « tout » est utilisé dans le sens de « extrêmement », « totalement » ou « entièrement », c’est un adverbe qui reste invariable : À côté de lui, ils paraissent tout chétifs Facile, non ? Et…

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Erreurs fréquentes ? Le professeur est là

Aujourd’hui, j’aimerais m’attarder sur quelques erreurs fréquentes à l’écrit comme à l’oral. Ces erreurs sont très très fréquentes. Non, en fait, elles sont TROP FRÉQUENTES ! Il s’agit de « tort/tord » et « quand/quant ». On n’écrit pas « tu as tord » mais bien « tu as tort » !!! Je crois que c’est une des fautes les plus lues sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas si c’est un concours, ou si certains essaient de faire changer le mot en utilisant un drôle de forcing, mais c’est fatigant… « Tord » avec un d, c’est pour le verbe, tordre. Je tords, tu tords, il tord, … Moyen mnémotechnique : « tu as tort et le tort tue » (et non le tordu, ça ne veut rien dire !). On n’écrit pas non plus « quand à moi, je préfère éviter d’entrer dans ces considérations métaphysico-balistique ». Quand est utilisé pour signaler un moment, un instant, ou pour poser une question temporelle. Quand vous voulez utiliser la locution « en ce qui me concerne », c’est quant. C’est un joli mot en plus, essayez de faire attention. Surtout qu’à l’oreille, ça s’entend, on dit « kantamoua » et non « kandamoua ». Bon, voilà, j’en avais d’autres sous le pied, mais je vais les garder sous le coude…

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Eh bien ! Ce sera rapide aujourd’hui

Et bien, hé bien, eh bien ?   Une toute petite leçon, en retard, aujourd’hui, et qui m’a été soufflé par une lectrice attentive 🙂 Dans quels cas utilise-t-on « Et bien », « hé bien » ou « eh bien » ? Alors déjà, pour faire simple, sachez que « hé bien » et « eh bien » se prononcent et veulent dire exactement la même chose ! Tout comme « hé oui » et « eh oui », etc… Un débat fait rage apparemment, mais jusqu’à maintenant, les deux écritures sont équivalentes et, s’il y a une préférence pour « eh » et non « hé », ce n’est pas une faute. Par contre, ces interjections sont forcément suivies d’un point d’exclamation, mais qui n’oblige pas à user d’une majuscule en suivant parce que ça n’interrompt pas forcément la phrase (voir la leçon d’hier). Par contre, « et bien » n’a strictement rien à voir. Le « et » est une conjonction de coordination, cette expression n’a rien d’une interjection. Eh bien ! cette leçon a mis du temps à arriver ! Oui, mais vous avez appris quelque chose, et bien !

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Parlons sans farre (en même temps, ce serait bizarre) !

Far / Fart / Fard / Phare / Farre   Parlons un peu d’homophones, ces mots qui se prononcent de la même manière mais ont des sens bien différents. Dans la langue française, il y en a à foison, vous en connaissez plein. Sauriez-vous par exemple me dire quel est le mot/son connaissant le plus grand nombre d’homophones dans la langue française ? Mais certains sont plus subtils, principalement parce que peu employés. Le phare, par exemple, je pense que personne n’a besoin d’explication. Mais pour le far, le fart ou le fard ? Le far, c’est le far breton, ou le far poitevin, c’est une spécialité culinaire farcie (d’où far). Le fart, c’est la substance qu’on met sous les ski pour en modifier l’adhérence. Le fard vient du verbe farder (qui veut dire maquiller). Le fard est donc employé littéralement pour désigner un maquillage servant à cacher un défaut. On l’emploi aussi dans des expressions comme « piquer un fard » (pour rougir violemment). Le farre, enfin, est en fait un poisson (je pourrais vous en donner un autre nom, trouvé sur le net, mais il n’a strictement aucun intérêt). Alors, on parle sans far, sans farre, sans fart, sans fard ou sans phare…

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